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Lire son environnement ... par son environnement.


Notre environnement est la première entité qui nous renseigne en tant que terrain, milieu, substrat de nos cultures.


Pour le sonder, nous ne cessons de multiplier les outils afin de décrypter, prédire, contrôler, réduire les risques. Nous lisons les sols, nous analysons les nutriments, les minéraux, les sèves. Nous relevons les courants électriques, nous pesons, nous analysons, nous survolons les parcelles en drone, nous les munissons de capteurs.

De tout cela, nous retirons des informations précieuses qui nous permettent de mieux comprendre, d’aller plus loin, de mesurer, de paramétrer, d’évaluer. Nos découvertes sont passionnantes et la technologie nous permet d’entrer dans le monde du détail. Certaines viennent souligner une dimension, mettre en alerte, montrer les limites, révéler un manque. Nous élaborons des analyses de plus en plus fines, de plus en plus techniques, mais qui peuvent être aussi de plus en plus décorrélées.

Si nous en restons aux résultats, aux photographies, aux captures d’écran à l'instant T, nous risquons de perdre le sens global de la dynamique à l'œuvre. Toutes ces analyses entrent dans une image plus grande qui a du sens, qui à des significations, mais qui ne forment pas une vision d’ensemble. Entre elles, il nous faut faire des liens et lire en creux les solutions intéressantes pour le futur.


Comment faire pour avoir une image globale?


Tout d’abord, l’historicité est une voie très intéressante. En regroupant les images d’une parcelle dans le temps, nous pouvons en tirer des informations de qualité en comparant les situations. Je ne peux que vous encourager à utiliser des systèmes pour documenter et archiver vos essais, vos observations, vos retours. Aujourd’hui des outils comme la cartographie par drone ou landfiles peuvent être des supports intéressants. Ces outils permettent du comparatif qu’il faut toujours remettre cependant dans un contexte.


Comment matérialiser le contexte de votre parcellaire? Pour moi, c'est là la clé de votre réussite, j’entends celle qui relie la qualité, l’environnement et la rentabilité. Pour adapter sur-mesure les pratiques culturales utilisant le moins d’intrants ou des intrants précis, il vous faut le contexte et les informations liées à votre milieu et à l’impact de votre pratique sur elle.

Pour construire ce référent, quoi de mieux que l’observation de cette dernière par la lecture du végétal? Le végétal de votre culture est biaisé par les apports que vous y apporter, celui spontané vous donne des clés de lecture fiables. La forme, la couleur, la densité, la texture, la taille de tout ce qui compose notre environnement naturel donnent des informations qui nous renseignent sur une dynamique, des connexions, des interactions. La nature, exprimée par le végétal ne cache rien, elle donne une image juste de ce qui est à l'œuvre au moment où on la regarde. Ainsi en posant des repères, vous construisez une grille de lecture pérenne puisque liée à votre contexte. Nous ne parlerons plus de plantes adventices, mais de plantes indicatrices qui vous informent sur la santé d’un sol, sur un climat, sur l’absence ou la présence d’une biodiversité, etc. Cette cartographie contextuelle, c’est celle que le Pacte Végétal a conçue pour vous permettre de créer des repères liés à votre milieu, ce qui est un élément clé pour toutes les personnes travaillant en biodynamie, avec la phytothérapie, ou encore avec l’agro-foresterie. Votre milieu est traduit en somme d’indicateurs issus d’un relevé terrain dans lequel évolue votre végétal. Grâce à lui, vous pourrez choisir et adapter les pratiques et intrants les plus adaptés en collant ou en prenant en compte les paramètres fins de votre environnement.


Pour plus d'information sur la Cartographie contextuelle Pacte Végétal.


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