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Choisir de régénérer - Quel choix cultural cela entraîne-t-il?


En ayant en tête l’intention de régénérer son environnement, on pose déjà des bases solides de méthodes culturales. Tout d'abord l’arrêt d’utilisation des engrais minéraux solubles et des produits incluant des molécules de synthèse. Ce choix n’est pas aisé car il concerne aussi l’agriculture biologique.


Ce n’est pas parce que le produit est accrédité bio, que vous avez l’assurance qu’il ne contient aucune molécule de synthèse. C’est ici une des différences flagrantes entre l’agriculture naturelle et celle dite biologique.

L'agriculture biologique est déjà un premier pas important dans le changement de méthode culturale. Surtout en ce qui concerne les sols avec l’arrêt de l’utilisation du désherbant chimique et l’apprentissage de l’enherbement et/ou du travail du sol. Dans cette étape on se réapproprie les propriétés de son sol, à quel moment le travailler ou non, les plantes autochtones qui y poussent, les semis qu’on peut y faire. Le sol n’est plus vu comme un support de culture mais comme un élément à part entière dans la culture.

Pour les traitements, on diminue de beaucoup les produits de synthèse pour la protection cryptogamique. Cependant, on ne traite généralement pas le problème d’équilibre de fond qui permette l’apparition des maladies cryptogamiques. On traite les champignons et leur virulence comme faisant partie intégrante de la culture contre lesquelles il faut lutter, se débarrasser.

Pour ce qui concerne les engrais, les engrais minéraux ne sont pas autorisés. Il faut recourir à des engrais de type organique. Dans leur application, les engrais organiques sont encore vus comme des moyen de nourrir les plantes et non les micro-organismes qui composent le sol. On part du besoin de la plante à partir d’analyse physico-chimique et on calcule le complément pensé comme nécessaire pour le fonctionnement de la plante. En ne pensant pas aux équilibres sol/micro-organisme/plante, on ne résout pas certains déséquilibres qui mènent aux carences. Et on alimente le végétal de ce qu’il manque sans regarder si cela est dû à une carence ou à un blocage (ce qui est le plus souvent le cas).


L’agriculture biologique est un pas énorme dans le changement cultural. C’est déjà un stade d’allègement des produits et de reprise de contact avec le végétal et le vivant en général. Cependant, ce n’est peut-être pas une fin en soi car les outils de l’agriculture biologique ne permettent pas toujours de résoudre des déséquilibres de fond ni d’améliorer la fertilité de certains sols. Si pour vous les déséquilibres, les carences, les sensibilités aux maladies, le dépérissement, sont des sujets de fond, alors vous serez surement intéressé pour aller plus loin. Les méthodes et approche de régénération peuvent vous donner des clés intéressantes pour continuer sur la voie de l’accompagnement du végétal et la fertilité des sols.


Faut-il attendre d’être en agriculture biologique pour considérer ces questions? Comme je vous le transmets ici, l’agriculture biologique est déjà un bon départ dans le choix de nouvelles méthodes culturales. Vous êtes déjà sensibilisés à votre impact sur votre milieu et comment ce dernier y répond. Cependant, ce n’est pas un passage obligé pour commencer à se poser les questions de la régénération. je suis aujourd’hui prête à accompagner les domaines viticoles, quelque soit leur méthode culturale actuelle. Le principe fondateur reste de poser l’intention et de réfléchir à une nouvelle façon d’accompagner le Végétal.


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